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La saga des permis

En 1975, WALIBI ouvre ses portes, sans aucun permis d’exploitation.

Il fonctionnera ainsi jusqu’en 2001.

2001 : Cette année-là, les riverains créent l’asbl « Les Versants de la Dyle ».

Et introduisent une action auprès du tribunal civil de Nivelles. Action qui sera suspendue ensuite pour donner toutes les chances à la négociation. Échec total. Une procédure au pénal est alors lancée par cent quarante-six riverains qui se constituent partie civile.

Résultat : une enquête publique est lancée, 700 riverains y répondent.

2002 : enfin un permis !

Un arrêté ministériel wallon octroie enfin un permis, pour réaménager les attractions anciennes et régulariser les dix-neuf nouvelles, mais sous de strictes conditions.

2011 : Le Parc introduit une demande pour un nouveau permis d’exploitation.

Une enquête publique suit : plus de 250 riverains réagissent auprès de la commune, car le Parc demande entre autres des dérogations de bruit pour les dimanches et jours fériés.

Le Collège Communal de Wavre accorde le permis.

Trop permissif !

La commune continue à accorder des dérogations en matière de bruit dans la période de transition (19-22h) et pendant les évènements spéciaux.

L’asbl et deux de ses administrateurs introduisent un recours auprès du Ministre de l’Environnement.

Le Ministre signe l’arrêté déclarant le recours de l’asbl recevable et modifie les conditions d’exploitation du nouveau permis.

Les « Versants de la Dyle » ont obtenu plusieurs résultats : heures de fermeture, bruits limités, nouvelles mesures de contrôle de bruit plus fréquentes, etc.

2015 : Suite à la création de l’attraction « PULSAR », un nouveau permis global est accordé à Walibi.

Un recours auprès du ministre est introduit par l’asbl. Sans succès. Ce recours portait essentiellement sur les contrôles de bruit insuffisants et les dix « journées exceptionnelles » (sans limites de bruit jusque 23h).

Un recours au Conseil d’État suit (délai, 2 ans et demi).

2017 : L’auditeur du Conseil d’État donne raison aux riverains sur un point important.

Le recours n’ira pas jusqu’au jugement car …

2018 : Le ministre retire le permis de 2015

Et en introduit un nouveau modifiant légèrement le précédent, mais gardant l’essentiel !

Un nouveau recours des riverains est alors introduit au Conseil d’État (délai probable deux à trois ans…).

2018 (suite) : Walibi demande un nouveau permis.

Et annonce dix nouvelles attractions (cent millions d’investissement sur une période de 5 ans). Cette demande porte sur l’ensemble du Parc, avec notamment l’extension de la partie « loisirs » pour y intégrer de nouvelles attractions.

13 août 2018, un permis est accordé…

Ce permis, inacceptable pour les riverains, fait aussitôt l’objet d’un recours auprès de la Région wallonne.

19 novembre 2018 : Ce recours est un succès. Un nouveau permis est attribué, qui donne raison à certaines de nos demandes, concernant notamment :

  • la limitation du bruit durant les « journées exceptionnelles » : 55 dBA au lieu de 60 dBA à partir de 19h (60 dBA c’est trois fois plus de bruit que 55);
  • des contrôles de bruit réguliers obligatoires par un organisme reconnu : un contrôle chaque mois d’activité, et un contrôle lors de chaque « journée exceptionnelle ».

Mais ensuite c’est la désillusion !

Ce permis (novembre 2018) est annulé car sa « notification officielle » a été envoyée par la Poste trois jours trop tard. Pour des raisons de « grève inopinée à la Poste .

Notre seul recours reste le Conseil d’État.

3 avril 2019 : Nous déposons un recours devant le Conseil d’État. Délais 2 à 3 ans.

16 février 2022 : l’arrêt du Conseil d’Etat tombe enfin !

LE PERMIS INTÉGRÉ DE WALIBI, DU 13 AOÛT 2018, EST ANNULÉ.

30 mars 2022 : Un nouveau permis est accordé, dans l’urgence, à Walibi. Juste avant l’ouverture de la saison.

Walibi, comme les riverains, décident d’aller en recours auprès de la Région Wallonne.

WALIBI demande :

  • l’ouverture du parc jusque 21h (et non 19h) en journées normales ;
  • pour les 10 « journées exceptionnelles », des limites de bruit élevées (60 dBA) de 9 à 23 h ;
  • des allègements pour le choix des 10 journées de fermeture du parc, compensatoires à ces journées exceptionnelles.

Les RIVERAINS demandent :

  • pour les 10 « journées exceptionnelles », des limites de bruit plus supportables ;
  • pour les feux d’artifices éventuels, de restreindre la période autorisée de bruits exceptionnellement élevés au temps d’exécution du tir des feux ; 
  • des mesures de contrôle de bruit régulières.

28 juin 2022 : En suite des deux recours, la Région octroie un nouveau permis qui renvoie Walibi et Riverains dos-à-dos, n’accordant pratiquement rien de nouveau.