Rue Arthur Hardy 0478311xxx
les camions de walibi

Charrois autour de Walibi: enfin l’amélioration!

Depuis l’installation du parc Walibi, le trafic des camions n’avait cessé de croître dans la rue Joseph Dechamps. Les règles imposées à l’exploitant autorisent les livraisons entre 8h30 et 16h30, mais ces dispositions ne sont pas souvent respectées. Au détriment des personnes partant tôt le matin à leur travail et trouvant parfois la rue obstruée par des camions de livraison.

En outre, les travaux régulièrement en cours dans le parc généraient à certains moments un trafic intense de camions quelle que soit l’heure de la journée ou de la nuit.

Dans le but de remédier à tous ces problèmes, le plan d’actions suivant a été mis en place avec les autorités communales et les exploitants du parc :

  • Afin d’éviter la circulation des camions de livraison dans la partie habitée de la rue Joseph Dechamps et de la rue du Moulin, l’accès des approvisionnements par la rue du Moulin se fera dorénavant par la ruelle Al’Buse et l’actuelle entrée pour le personnel (anciennement Sentier de la princesse) où s’établissent actuellement toute la logistique du parc et les ateliers techniques.

  • Par ailleurs, suite à nos demandes insistantes depuis plusieurs années, Walibi a étudié avec la Région wallonne et la commune de Wavre la possibilité d’aménager sur le Boulevard de l’Europe (N238) une double entrée/sortie spécifiquement réservée aux camions. Les travaux du Kondaa se sont faits essentiellement via ces accès. Qui resteront disponibles lors de demandes ultérieures
  • Finis -espérons-le – les défilés de gros bahuts dans nos petites rues qui ne sont absolument pas conçues pour cela. Après les dangers pour les piétons, les encombrements pour les voitures, les réveils matinaux obligés, nous retrouvons un peu de quiétude.

Un nouveau permis pour Walibi

Information générale –

Limal, 11 juillet 2022 – Après l’annulation de son permis par le Conseil d’Etat (16/02/2022), le 30 mars 2022 : Un nouveau permis était accordé, dans l’urgence, à Walibi. Juste avant l’ouverture de la saison.

Walibi, tout comme les riverains, décidaient de déposer un recours contre ce nouveau permis, auprès de la Région Wallonne.

WALIBI demandait :

  • l’ouverture du parc jusque 21h (et non 19h) en journées normales ;
  • pour les 10 « Journées exceptionnelles », des limites de bruit élevées (60 dBA) de 9 à 23 h ;
  • plus de libertés pour déterminer les dates des 10 journées de fermeture, compensatoires à ces journées exceptionnelles.

Les RIVERAINS demandaient :

  • pour les 10 « Journées exceptionnelles », des limites de bruit plus supportables, identiques aux limites fixées pour les journées normales;
  • pour les feux d’artifices éventuels, de restreindre la période autorisée de bruits exceptionnellement élevés au temps d’exécution du tir des feux ; 
  • des mesures de contrôle de bruit régulières.

28 juin 2022 : En suite des deux recours, la Région octroyait un nouveau permis,

Rejetant toutes les demandes, et renvoyant ainsi Walibi et Riverains dos-à-dos.

Nouveau permis intégré Walibi : les riverains en recours auprès de la Région wallonne

Communiqué de presse –

Limal, 19 avril 2022 – Suite à l’obtention par Walibi d’un nouveau permis intégré le 30 mars dernier, les riverains viennent de décider d’introduire un recours à la Région wallonne.

Trois raisons justifient la démarche des riverains :

  1. Lors des 10 journées exceptionnelles par an accordées à Walibi, le nouveau permis autorise l’exploitant d’augmenter de 5 dBA les valeurs limites de bruit imposées au parc dans des conditions normales.

    Ainsi, elles passeraient :
    – en période de jour (de 7 à 19h) : de 55 à 60 dBA
    – en période de transition (de 19 à 22h) : de 50 à 55 dB
    – en période de nuit (de 22 à 6h) : de 45 à 50 dBA.

    Le niveau de 55 dBA est déjà difficile à vivre pour beaucoup de riverains. Ils demandent donc de ne pas dépasser cette valeur limite, que ce soit pendant les journées normales ou exceptionnelles.

    De même, autoriser pendant la nuit une valeur limite de 50 dBA menace la tranquillité du sommeil des riverains. Ils demandent donc de maintenir les 45 dBA de la norme standard.

  2. Le nouveau permis autorise 75 dBA pendant l’heure au cours de laquelle se déroule le feu d’artifice. Son tir ne dure pourtant que 10 à 15 minutes et ensuite, le public quitte le parc. Afin d’éviter tout bruit excessif émanant d’une autre source que le feu d’artifice (animations musicales par exemple), les riverains demandent que la source sonore du dépassement de la norme de bruit applicable au parc pendant le feu d’artifice soit limitée strictement au bruit généré par les tirs.

  3. Hormis les trois mesures de bruit prévues en 2022 (avril, août et Halloween), le nouveau permis ne prévoit pas d’autres mesures pour les années suivantes, sauf après l’installation d’une nouvelle attraction. Les riverains considèrent pour leur part que trois campagnes de mesures annuelles sont nécessaires afin d’assurer un bon contrôle du fonctionnement du parc.

Ouverture de Walibi sans permis

Communiqué de presse –

Limal, 17 mars 2022 – La direction de Walibi a communiqué le 17 mars dernier sa décision d’ouvrir le parc sans prendre en compte l’annulation du permis intégré de 2018 par le Conseil d’État le 16 février dernier et a annoncé introduire une nouvelle demande de permis… à la commune !

Dans une conférence de presse, la direction du parc a avancé plusieurs arguments que les riverains, unis dans l’asbl « Les versants de la Dyle », se doivent de rectifier.

  1. L’annulation du permis de 2018 par le Conseil d’Etat ne porterait que sur les dix jours de fermeture compensatoire et sur le feu d’artifice.
    Le plus souvent, le Conseil d’État arrête son examen au premier argument qui justifie l’annulation d’un permis. Et ne va pas plus loin, même si l’auditeur du Conseil donnait raison aux riverains sur d’autres arguments. Les griefs des riverains ne concernaient pas les attractions en elles-mêmes, mais les conditions environnementales des extensions (proximité d’habitations, affectation de la zone…).
  2. Les permis seraient « systématiquement attaqués » (par les riverains).
    Cette allégation est inexacte : le dernier « permis intégré » délivré sur recours à la Région Wallonne en novembre 2018 accordait finalement des avancées aux riverains, notamment en matière de contrôles et de limites de bruit lors des journées exceptionnelles. Ce permis n’a jamais été attaqué. En revanche, il a été déclaré inopérant deux mois et demi plus tard (?) pour défaut de notification par la Région dans les délais (grèves de la poste).
  3. Les riverains relèvent qu’à chaque nouvelle demande de permis, Walibi pousse les curseurs plus loin, au point que les bruits deviennent, à divers moments, insupportables (cris, musiques dont particulièrement les basses, etc.).

    Lors de la demande de permis unique de 2018, Walibi demandait :
  • pour toute la saison, de porter le niveau sonore autorisé dans la zone d’habitations jusqu’à 60/55/50 dBA au lieu de 55/50/45 dBA durant les trois périodes (Jour/Transition/Nuit). Pour comprendre les implications de ceci, passer de 50 dBA à 60 dBA, signifie autoriser trois fois plus de bruit
  • d’accorder, en « journées exceptionnelles », 60 dBA jusque 23 heures
  • de passer de 10 à 20 « journées exceptionnelles » autorisées
  • et d’accorder les mêmes limites de bruit pour les dix « journées Entreprise » (le parc est loué)

Autant de demandes heureusement refusées par la Région.

4.   Walibi s’interroge sur l’opportunité du « Comité d’accompagnement », obligatoire dans les permis

      Et pour cause ! :

  • les points mis à l’ordre du jour des Comités sont pratiquement tous proposés par les riverains
  • à défaut d’avoir été informés par le parc, les riverains découvrent dans la presse les projets de nouvelles attractions
  • les demandes de respect des prescriptions reviennent systématiquement d’année en année : des travaux bruyants avant 7h, essais d’attractions trop matinaux, musiques ou spots lumineux la nuit, mobilité des voitures et camions, etc. Malgré la résolution de certains problèmes, la répétition systématique de ces écarts exaspère de nombreux riverains.
  • les riverains sont systématiquement « remballés » par le parc lors de leurs appels à la modération des musiques infernales -notamment les basses-  qu’ils le fassent par téléphone, mails ou en réunion. « On est dans les normes du permis » répond Walibi.

5.     La procédure décidée par Walibi pose questions.
Pourquoi Walibi ne fait-il pas appel à l’autorité compétente en matière de délivrance de permis, à savoir la Région wallonne ? Pourquoi les riverains n’ont-ils reçu aucune réponse à leurs appels à concertation ? Les riverains ne s’opposent pas à Walibi, comme on semble le faire croire, mais aux excès de Walibi. Les riverains souhaitent, et l’ont répété maintes fois, un permis acceptable par tous. Et notamment ne plus vivre des journées et soirées infernales, comme celles vécues lors de la semaine Halloween 2021.

Lettre d’information du mois de février 2022

Extrait :

Chers voisins et amis,

Les habitants de nos quartiers ont vécu, fin 2021, une période Halloween plus difficile sinon plus insupportable que les années précédentes. Notre association, tout comme les autorités communales et la police de Wavre, ont reçu énormément de réactions, même de quartiers éloignés.

Régulièrement, nous vous avons tenus informés de nos actions en courts, et notamment de notre recours au Conseil d’État, introduit en avril 2019 contre le permis actuel de Walibi, beaucoup trop tolérant.

L’arrêt vient de tomber, le Conseil d’État annule le permis de Walibi.

Lire également notre communiqué de presse du 23 février 2022 « Le Conseil d’État annule le permis de Walibi ».

Il va de soi que nous serons attentifs à la demande et l’attribution d’un nouveau permis au parc Walibi.

Et ne manquerons pas de rappeler aux autorités, tant régionale que communale, que plusieurs centaines de familles sont directement touchées par les excès, notamment sonores, du parc d’attractions.

Le Conseil d’État annule le permis de WALIBI

Communiqué de presse –

Limal, 23 février 2022 – On sait que les relations entre le parc WALIBI et ses riverains ont souvent été tendues. En cause : les nuisances en perpétuelle augmentation et les permis d’exploitation successifs.

La période de Halloween, fin 2021, a été encore bien plus difficile à vivre que les mêmes périodes des années précédentes, spécialement lors des « journées exceptionnelles » tardives, où les décibels (dBA) et notamment les basses, ont largement dépassé le supportable pour beaucoup de familles.

De nombreuses réactions, certaines émanant de quartiers nouvellement impactés, sont parvenues aux « Versants de le Dyle », à la Commune de Wavre (police et autorités) et à la Direction de Walibi. Rien n’y a fait, rien n’a changé.

Un permis très favorable à WALIBI :

Le dernier « Permis Intégré » (août 2018), demandé par Walibi, et octroyé par la Région Wallonne, était très favorable au parc, l’autorisant notamment à passer de 55 dBA  à 60 dBA, soit pratiquement trois fois plus de bruit) toute la journée, et ce, jusque 23 heures, durant dix « journées exceptionnelles ».

Ces journées, Walibi les place traditionnellement, pour la plupart, durant la période Halloween.

La saga des recours :

  • Novembre 2018 : estimant que ce « Permis Intégré » est inacceptable pour les riverains, l’asbl « Les Versants de la Dyle » (qui regroupe de nombreuses familles proches du parc Walibi) ainsi que quelques riverains en nom propre, déposent un recours en annulation auprès de la « Cellule Recours » de la REGION WALLONNE.
  • Ils obtiennent le 19 novembre 2018, des avancées sur certains points importants, dont les limites sonores, les contrôles sonométriques …. Officialisées dans un nouveau permis.
  • Mais Catastrophe !! A cause des grèves postales, la Région notifie officiellement ce nouveau permis à son bénéficiaire (Walibi), trois jours au-delà du délai légal. Ce permis sera déclaré inexistant faute d’avoir été notifié dans le délai, faisant revivre la décision antérieure du 13 août 2018 très défavorable pour les riverains.
  • Le seul espoir pour les riverains restait le CONSEIL D’ETAT.

Une requête en annulation du « Permis Intégré » du 13 août 2018 lui est donc adressée le 23 avril 2019.

  • L’arrêt du Conseil d’Etat tombe le 16 février 2022 et est maintenant notifié :

LE PERMIS INTEGRE DU 13 AOÜT 2018 DE WALIBI EST ANNULE

L’asbl, à de nombreuses reprises, a déclaré qu’elle n’était pas opposée à un parc d’attractions, mais qu’elle regrettait l’évolution prise progressivement vers un parc à « sensations fortes », de plus en plus envahissant dans une région très habitée.

Elle reste ouverte à la concertation avec tous les intervenants.

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DES REACTIONS DANS LES MEDIAS :

° RTBF (site 1)

Walibi : le Conseil d’Etat annule le permis intégré qui posait problème à certains riverains opposés aux nuisances sonores du parc d’attractions

Walibi : le Conseil d’Etat annule le permis intégré qui posait problème à certains riverains opposés aux nuisances sonores du parc d’attractions

23 févr. 2022 à 18:32•1 Par Jean-Claude Hennuy

L’information nous est parvenue par l’association de riverains « Les Versants de la Dyle ». Les riverains du célèbre parc d’attractions viennent d’obtenir gain de cause devant le Conseil d’Etat à propos d’un permis intégré accordé à Walibi en 2018. Pour rappel, ce permis devait permettre à Walibi de réaliser un grand lifting annoncé sur plusieurs années et intégrant de nouvelles attractions. Parmi les  plaintes des riverains : l’autorisation pour le parc d’augmenter le niveau sonore de certaines attractions, de 55 à 60 décibels en journée, et jusque 23h pendant dix « journées exceptionnelles ». « Il y a les cris des gens, mais aussi le problème de la musique qui, pendant ces journées exceptionnelles, est extrêmement forte. Nous l’avons surtout constaté pendant la période d’Halloween, en fin de saison, où c’est une grosse semaine pratiquement ininterrompue« , témoigne Philippe Platteau, le président des Versants de la Dyle.Publicitéabout:blank

Les riverains avaient d’abord obtenu l’annulation du permis. Mais un problème de procédures avait tout fait capoter. Les riverains excédés par le bruit de Walibi n’avaient dès lors plus qu’une possibilité : déposer un recours devant le Conseil d’Etat. Le texte portait sur les excès de bruit, le manque de contrôles des niveaux sonores, l’extension du parc vers le village (avec une montagne russe prévue à proximité des habitations), des jours de fermeture en compensation des dix journées exceptionnelles et des mesures relatives à la mobilité.

En ce début de soirée, nous n’avons pas encore pu obtenir la réaction de Walibi.

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° RTBF (site 2): Annulation du permis de Walibi par le Conseil d’Etat : le parc va-t-il ouvrir en avril sans ses grandes attractions phares?

Pour Walibi, 2022 ne commence par sous les meilleurs auspices. Victime des inondations l’été dernier et fermé pendant de longs mois en raison de la crise sanitaire, le parc d’attractions vient de se voir retirer le permis qui lui avait été accordé en 2018 pour poursuivre et étendre ses activités. Le Conseil d’Etat a donné raison aux riverains qui se plaignaient du bruit.Publicité

C’est le 2 avril, au début des vacances de Pâques, que sera donné le coup d’envoi de la saison 2022. Walibi pourra ouvrir, mais sur base du permis précédent, datant de 2015. Cela signifie par exemple que les attractions inaugurées après cette date devront rester fermées. C’est notamment le cas du Kondaa et du Tiki Waka.

« Les attractions aménagées après 2015, ou qui ne sont pas couvertes par le permis de 2015, sont forcément illégales dans la mesure où les permis de 2018 qui ont été délivrés pour ces attractions sont annulés par le Conseil d’Etat, explique Denis Brusselmans, avocat de l’ASBL Les Versants de la Dyle, qui représente de nombreux riverains. La réponse est claire. Cela n’empêche pas Walibi d’ouvrir, mais en réservant les attractions couvertes par le permis de 2015 au public et en interdisant les autres. »

Trouver une solution rapidement

Mais pour Walibi, lancer la nouvelle saison en se privant des grandes attractions récentes paraîtra sans doute inconcevable. Il reste donc quelques semaines pour trouver une solution équilibrée qui permette au parc de fonctionner normalement et aux riverains de vivre dans un environnement apaisé et pas trop bruyant.

« Il y a des solutions, poursuit l’avocat Denis Brusselmans. Des solutions avaient d’ailleurs été indiquées par une autorité de recours dans un épisode précédent du dossier. Ce permis convenait parfaitement aux riverains. Mais ce permis avait été déclaré inexécutable car il avait été notifié avec trois jours de retard, ce qui est bien dommage. »

L’avocat fait ici référence à un autre permis de 2018, censé remplacer à l’époque le permis qui vient d’être annulé. Les riverains avaient obtenu des avancées importantes, notamment en ce qui concerne le bruit. Mais ce deuxième permis de 2018 n’avait pas pu être exécuté car il avait été notifié en retard en raison d’une grève à la poste. On en était donc revenu au premier permis que les riverains jugeaient inacceptables et qu’ils ont contesté au Conseil d’Etat.

Si on en revient donc à ce permis qui n’avait pas pu être exécuté, tout le monde serait sans doute satisfait. En tous cas les riverains ne s’y opposeraient pas. Mais comment réagira Walibi? Pour l’instant, la direction du parc ne souhaite pas s’exprimer.

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° TVCOM (site) : Les nuisances sonores limitées à Walibi : le Conseil d’État annule le permis octroyé en 2018

Les riverains de Walibi viennent d’être entendus par le Conseil d’État. En 2018, la Région wallonne accorde un permis autorisant le parc à atteindre un seuil de 60 dBa durant dix journées exceptionnelles, dix jours durant lesquels le parc est autorisé à ouvrir ses portes jusque 23h. Ce permis vient d’être annulé par le Conseil d’État, limitant les nuisances à un seuil de 55 dBa, soit trois fois moins de bruit qu’auparavant.

La vie commune n’est pas toujours simple entre Walibi et ses riverains. Les nuisances sonores engendrées par les attractions, la musique diffusée dans le parc et plus particulièrement les cris des visiteurs sont la source de bien des frustrations dans le quartier qui jouxte le parc. Alertée par la détresse de ces habitants, l’asbl « les Versants de la Dyle », dont certains riverains sont membres, s’est emparée du dossier.

Une vie commune pas toujours très rose

Un recours en annulation est déposé en 2019 auprès du Conseil d’État après un recours en vain auprès de la Région wallonne. Le Conseil d’État vient de notifier l’asbl de sa décision d’annuler le permis intégré. Les journées exceptionnelles pourront toujours bien avoir lieu à Walibi mais les nuisances sonores devront dorénavant être limitées à 55 dBa durant les journées exceptionnelles, comme c’était le cas avant 2018. Ce qui représente un niveau de bruit presque trois fois inférieur. L’annulation prend effet immédiatement, le parc devra donc trouver des solutions pour limiter le bruit dès la saison prochaine. Walibi qui ouvre ses portes à partir du samedi 2 avril.

L’asbl des Versants de la Dyle ne se dit pas opposée à Walibi mais regrette « l’évolution prise progressivement vers un parc à « sensations fortes », de plus en plus envahissant dans une région très habitée ».

De son côté, Walibi n’a pas souhaité faire de commentaire à ce sujet.

° Jeudi 24 février 2022 (tvcom.be) (Interview)

° L’AVENIR du 24/02/2022

Le Conseil d’Etat annule le permis de walibi

Le Conseil d’État a annulé le permis réglant les conditions d’exploitation du parc d’attractions, annoncent les riverains du parc wavrien.

L e permis intégré accordé le 13 août 2018 au parc d’attractions Walibi vient d’être annulé par le Conseil d’Etat, a annoncé, ce mercredi, l’ ASBL « Les Versants de la Dyle » qui regroupe de nombreuses familles proches du parc Walibi et qui avait contesté le permis en avril 2019.

Deux ans et demi-plus tard, le Conseil d’État leur donne donc raison.

« Notre ASBL, à de nombreuses reprises, a déclaré qu’elle n’était pas opposée à un parc d’attractions, mais qu’elle regrettait l’évolution prise progressivement vers un parc à « sensations fortes », de plus en plus envahissant dans une région très habitée. »

Les riverains pointent « les nuisances en perpétuelle augmentation : « La période d’Halloween, fin 2021, a été encore bien plus difficile à vivre que les mêmes périodes des années précédentes, spécialement lors des « journées exceptionnelles » tardives, où les décibels (dBA) et notamment les basses, ont largement dépassé le supportable pour beaucoup de familles. Le dernier permis

intégré (août 2018), demandé par Walibi, et octroyé par la Région wallonne, était très favorable au parc, l’autorisant notamment à passer de 55 dBA à 60 dBA, soit pratiquement trois fois plus de bruit toute la journée, et ce, jusqu’à 23 h, durant dix « journées exceptionnelles ». Ces journées, Walibi les

place traditionnellement, pour la plupart, durant la période Halloween. »

En toute légalité puisque le permis qui vient d’être annulé l’y autorisait.

Le permis intégré de 2018 étant annulé, le permis précédent, datant de 2015, redevient, selon toute vraissemblance, d’actualité.

Le hic, c’est que le parc d’attractions a été largement modifié depuis. Les attractions modifiées ou construites depuis 2015 seraient dès lors contraintes au silence. L’avocat de l’ASBL « Les Versants de la Dyle», Me Denis Brusselmans estime que la moitié des attractions sont concernées.

Nous avons cherché à joindre les responsables du parc d’attractions, actuellement fermé pour l’hiver,

sans succès.

Arnaud Huppertz

° L’AVENIR du 10/03/2022

Voici pourquoi le Conseil d’État a annulé deux permis de Walibi, le parc d’attractions de Wavre

Conséquence des arrêts du Conseil d’État: les dernières attractions du parc sont dans l’illégalité. Du côté de Walibi, qui rouvre le 2 avril, c’est « aucun commentaire ».

Le 16 février dernier, le Conseil d’État a annulé non pas un mais deux permis de Walibi (notre article du 23 février). Pourquoi? C’est ce qu’on peut découvrir dans les arrêts que vient de publier la plus haute juridiction administrative du pays.

Le premier concerne le permis unique délivré le 10 janvier 2018 par le ministre régional de l’Aménagement du territoire de l’époque, Carlo Di Antonio (cdH), pour implanter et exploiter une nouvelle attraction, à savoir le Pulsar et qui comprenait aussi des conditions d’exploitation du parc d’attractions dans son ensemble.

Parmi les moyens invoqués par deux riverains et l’ASBL Les Versants de la Dyle qui avaient introduit le recours, l’un concernait les feux d’artifice. Aucune limite sonore ne leur était imposée dans le permis attaqué mais bien une limite de 30 minutes entre 20 h et 21 h d’octobre à mars et entre 22 h et 23 h d’avril à septembre.

Le Conseil d’État souligne qu’il s’agit d’une « exonération de respecter toute limite de bruit. Une telle exonération, même limitée dans le temps, n’est pas autorisée » par un décret du 11 mars 1999 et par un arrêté du gouvernement wallon du 4 juillet 2002.

L’autre raison de casser le permis concerne la mesure compensatoire de 10 jours de fermeture obligatoire imposée à Walibi.

Le parc n’étant pas ouvert toute l’année, les riverains soulignaient que cette mesure n’est que théorique et ne change rien à leur situation.

Une compensation qui n’en est pas une

Le Conseil d’État les a suivis: « Si l’exploitant choisit les jours de “fermeture” pendant la période où ce parc n’accueille aucun public, la condition n’a aucune portée utile puisque la dérogation aux valeurs limites de bruit ne trouve à s’appliquer que lorsque le parc d’attractions extérieures est ouvert. En d’autres termes, la compensation de cette dérogation, telle qu’elle est formulée dans la condition litigieuse, est purement théorique et donc inexistante du point de vue de la protection de l’homme ou de l’environnement. »

Ce deuxième motif est ce qui justifie également l’annulation du permis intégré accordé par les fonctionnaires technique, délégué et des implantations commerciales le 13 août 2018 et qui autorisait le projet d’aménagement et d’extension du parc d’attractions.

Ce permis était attaqué par Les Versants de la Dyle et trois riverains.

Pour rappel, le principal grief de l’ASBL et des riverains portait sur les nuisances sonores. Ils regrettaient que la limite de bruit, pour les 10 jours exceptionnels autorisés, soit fixée à 60 décibels (dBA) maximum et non 55 dBA, hors feu d’artifice. D’autant que lors de ces 10 journées exceptionnelles le parc peut ouvrir jusqu’à 23 h.

«On ne veut pas la mort du Walibi»

« C’était inacceptable pour nous, souligne Benoît Thoreau, de l’ASBL Les Versants de la Dyle et conseiller communal dans la minorité à Wavre. En plus, le parc concentre ces jours à Halloween. L’an dernier, ce fut l’enfer pour les riverains. 60 dBA au lieu de 55, ça peut paraître rien, mais il faut savoir que nous parlons d’une échelle logarithmique. Passer de 55 à 60 dBA revient à presque tripler le niveau sonore. »

Benoît Thoreau insiste: « On ne veut pas la mort du parc d’attractions mais on souhaite que Walibi reste dans les clous. On se bat donc sur cette question des 60 décibels, sur les journées compensatoires et on va insister pour que des contrôles périodiques du niveau sonore soient effectués. Pour nous, ces arrêts du Conseil d’État doivent être l’occasion de revoir, ensemble, les conditions d’exploitation du parc pour qu’elles soient acceptables pour toutes les parties. Nous sommes disponibles si Walibi le souhaite. Car nous voulons trouver une solution. »

Mais depuis le double verdict du Conseil d’État, le parc n’a pas pris contact avec les riverains ou l’ASBL.

Pulsar, Tiki-Waka, Kondaa dans l’illégalité

En attendant, le Walibi peut continuer à fonctionner mais sur base d’un permis de 2015 qui n’imposait aucune limite de bruit pour les dix jours exceptionnels.

Toutefois, des nouvelles attractions et non des moindres n’existaient pas encore à l’époque. Désormais sans permis, elles se retrouvent dans l’illégalité. On parle ici du Pulsar (juin 2016), du Tiki-Waka (juin 2018), du Popcorn Revenge (avril 2019) ou encore du Kondaa, la montagne russe la plus rapide et la plus haute du Benelux (mai 2021) notamment…

Et maintenant?

Un nouveau coup dur pour Walibi après deux années de pandémie et les inondations de juillet dernier qui l’ont sévèrement touché.

Pour exploiter ces nouvelles attractions, le parc doit obtenir un nouveau permis intégré. Vu la procédure administrative qui passera notamment par une enquête publique, il sera impossible de l’obtenir d’ici au samedi 2 avril prochain, date annoncée de la réouverture du parc.

Walibi va-t-il ouvrir sans ces attractions phares? A-t-il un plan B en tête? Le parc ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet.

Quentin Colette

Le Conseil d’État annule le permis d’urbanisme du contournement nord de Wavre

Par une décision du 16 décembre 2021, le Conseil d’État a annulé le permis d’urbanisme délivré en septembre 2019 par le ministre de l’Aménagement du territoire, pour la construction du contournement nord de Wavre.

Cinq recours avaient été introduits contre ce permis, dont celui des asbl Natagora, les Amis du parc de la Dyle et Inter Environnement Wallonie, représentant une plateforme d’une dizaine d’associations environnementales, dont les Versants de la Dyle.

Il s’agit d’une véritable victoire pour nous tous, tant le projet était à la fois destructeur de l’environnement et de l’unique poumon vert subsistant encore dans notre commune, très coûteux dans sa mise en œuvre à cause des grands terrassements et des multiples ouvrages d’art qu’il fallait construire, et inutile pour résoudre les problèmes de trafic dans le centre de Wavre.

LE COMITE D’ACCOMPAGNEMENT DE WALIBI

Une vieille histoire

En 1996, un décret de la Région Wallonne imposait un » Comité d’accompagnement ». C’était une bonne chose que de prévoir un lieu de dialogue. Cependant à ce moment les représentants des riverains du parc WALIBI étaient nommés par le bourgmestre de Wavre (!). C’est seulement à partir de 2002 que cette obligation figure en toutes lettres dans les permis successifs accordés à Walibi. Et que les riverains élisent leurs représentants.

Ce comité d’accompagnement …

  • Est composé, pour l’essentiel,
    • de représentants de la Région Wallonne,
    • de représentants de la commune de Wavre (qui préside, fait les rapports, convocations, etc.),
    • de quatre représentants des riverains (élus à l’occasion d’élections ouvertes),
    • de la direction du parc Walibi.
  • Se réunit au minimum trois fois par an ;
  • Un « facilitateur » gère les débats ;
  • Les points mis à l’ordre du jour sont proposés par l’ensemble des participants.

Dans la pratique la toute grande majorité de ces points émane des riverains.

Quelques exemples de sujets abordés : 

Concernant la mobilité :

° Les énormes camions de livraison qui empruntaient les petites rues de Limal.

Un nouveau dépôt a enfin été construit près des parkings de Walibi. Un espace pour huit camions y est aménagé.

° Les charrois (lourds camions de chantiers) empruntaient les mêmes rues du village. Des centaines de passages journaliers lors des nombreux travaux d’aménagement ou de renouvellement de zones du parc. Grosse gêne, et danger permanent ! De plus les travaux dépassaient largement -matins et après-midi- les heures autorisées.

Après des années de discussions avec les différents acteurs de ce débat, la Région Wallonne a enfin donné son accord pour l’entame des travaux d’accès au parc à des camions par la route rapide N238 (Boulevard de l’Europe). La circulation dans les rues du village a retrouvé une certaine fluidité.

Lire plus : Charrois autour de Walibi: enfin l’amélioration! – Les versants de la dyle (verdyle.be)

° Les parkings sauvages concernent surtout les « journées exceptionnelles » tardives, lorsque les parkings du parc sont saturés. Cela entraîne de grosses difficultés de circulation.

Ce problème concerne essentiellement la commune de Wavre qui a mis des moyens en hommes et matériels, mais cela reste un vrai problème.

° Les sorties des parkings sont problématiques en journées de grosse affluence :

  • Le pont sur la Dyle vers la N238 (« Pont Bailey ») est insuffisant, et bruyant (très dérangeant le soir) ;
  • La sortie sur la ruelle à l’Buse est également encombrée, les voitures sortent parfois sur deux bandes sur cette petite voie ;

Walibi s’est engagé à remettre en état le « pont Bailey », et à poser des panneaux de circulation précis à la sortie « ruelle à l’Buse ;

° Le nouveau « chemin de la Princesse » qui traverse les parkings a été maintes fois recouvert et dégradé. Il doit rester clairement identifiable.

               Walibi le remettra, une fois de plus, en état.

Concernant les nuisances en périodes d’ouverture de Walibi :

° Des attractions deviennent de plus en plus bruyantes (Pulsar, Cobra …) suite à l’usure d’éléments techniques, mauvais réglages ou autres …

° Les musiques dépassent régulièrement les seuils autorisés, et parfois fonctionnent au-delà des heures d’ouverture, sinon toute la nuit ;

° Les lumières restent allumées tardivement, et certains spots parfois toute la nuit ;

° Des moteurs bruyants tournent également toute la nuit ;

° l’amphithéâtre fonctionne parfois portes ouvertes ; le soir c’est fort dérangeant ;

° Des sifflements aigus se sont fait entendre à certaines périodes et certaines heures ;

° Les essais matinaux d’attractions posent régulièrement problème. Suivant le permis de Walibi, Ils ne peuvent être effectués avant 8 heures les dimanches et jours fériés, et 7 heures les autres jours. Cette obligation est mal respectée, les riverains ont à presque chaque réunion présenté leurs doléances.

               Un « tableau des nuisances » est tenu à jour par les riverains et présenté à chaque réunion. Certaines demandes des riverains sont entendues par Walibi, mais des problèmes se reposent régulièrement. Dans certains cas, contact a été pris par les représentants des riverains directement avec la direction de Walibi pour tenter de les résoudre. Parfois avec succès.

Par ailleurs, on constate que la perception des nuisances peut être différente selon la localisation des riverains. Avec leur collaboration, on essaie d’améliorer ce point , le but étant de mieux situer les endroits où chaque type de nuisance est la plus gênante 

Concernant les travaux:

Des informations sont demandées et transmises en réunion sur

° les réaménagements par zones, surtout durant les entre-saisons ;

° Les (très gros) travaux concernant la nouvelle et méga- « montagne russe » prévue dans les plans se sont achevés.

Concernant l’environnement du parc :

Qu’il s’agisse de propreté, d’arbres en mauvais état, de rejets d’eaux usées …. Toutes ces questions sont abordées en réunion. Avec plus ou moins de succès.

Concernant l’Aqualibi :

Le bruit ne peut en aucun cas déborder de l’enceinte, mais des débordements sonores importants ont nécessité des interventions des riverains ;

               La direction du parc en a convenu et l’a signalé à son personnel.

Concernant le Moulin de Limal :

Le permis de Walibi impose sa réhabilitation. Les riverains attendent le projet de Walibi.

Dans l’attente, l’exploitant prend les mesures conservatoires nécessaires afin d’éviter la dégradation du bâtiment.

Les riverains en recours au Conseil d’État

Communiqué de presse –

Limal, 2 mai 2019 – Rétroactes :

  • Walibi a reçu son « Permis Intégré » le 13 août 2018. Ce permis doit lui permettre de réaliser le grand lifting annoncé sur plusieurs années, intégrant de nouvelles attractions.
  • Ce Permis a fait aussitôt l’objet d’un recours de notre part auprès des ministres concernés. Nous avons alors défendu nos arguments devant la Cellule de Recours de la Région Wallonne …
  • Suite à ce recours, un nouveau permis -accordé le 19 novembre 2018- a donné raison à certaines de nos demandes, concernant notamment :

°  La limitation du bruit durant les « journées exceptionnelles » : 55 dBA à partir de 19 heures au lieu de 60 dBA. Il faut savoir que 60 dBA représentent une puissance sonore trois fois plus élevée que 55 dBA ;

° Des contrôles de bruit réguliers durant la saison et particulièrement lors des journées exceptionnelles.

Ensuite ce fut la grande désillusion ! car ce dernier permis a été officiellement annulé (par voie d’affiche) ;

Pourquoi ? Sa « notification officielle » aurait été traitée par la Poste trois jours au-delà du délai légal… en conséquence de quoi c’est le permis précédent qui redevient automatiquement d’application.

En réponse à nos questions, tant le SPW (Service Public de Wallonie) que le cabinet du Ministre Jeholet nous disent que le permis a bien été déposé à la Poste le 19 novembre, dernier jour du délai de notification, mais qu’il s’avère qu’à l’époque, la poste ne fournissait pas d’accusé de réception aux dépôts recommandés faits par le Cabinet.

Et la Poste n’aurait pas traité cet envoi ce jour-là ; il apparaît -disent-ils- que cette erreur trouverait son origine dans le fait que les employés de la Poste étaient submergés de travail en raison de la grève des jours précédents. Et des actions locales auraient perturbé certaines distributions les jours suivants….

Seul recours possible : le Conseil d’Etat !

Les riverains sont excédés par les nuisances croissantes du parc Walibi.

Notre association, ainsi que trois autres requérants ont donc déposé un recours devant le Conseil d’Etat.

Celui-ci-ci porte essentiellement sur les points suivants :

  1. Les excès de bruit lors des journées exceptionnelles. Nous voulons la limitation à 55 dBA (et non 60 dBA) à partir de 19 heures, période de transition avant la période de nuit ;
  2. Le manque de contrôles de bruit par un organisme agréé : il est anormal que le « Pouvoir » qui fixe les limites n’en impose pas le contrôle ;
  3. L’extension du parc vers le village, hors de la « zone de loisirs » du plan de secteur, avec une énorme et bruyante « Montagne russe » prévue à proximité des habitations ;
  4. Les dix journées de fermeture imposées en compensation des dix journées exceptionnelles : ces journées compensatoires peuvent être placées par Walibi en plein hiver ! On se moque des riverains !
  5. La mobilité, notamment les passages de camions dans les rues du village : rien n’est encore imposé.

Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous remercions d’avance de la suite que vous voudrez bien donner à la présente information.